|
Les Années Perdues de Jésus
3e partie |
|
Selon la légende, Issa quitta la maison de son père en secret à l'âge de treize ans. Il joignit une caravane marchande et arriva en Inde «de ce côté-ci du Sind» à peu près au début de sa quatorzième année. Le jeune Issa, l'Être Béni, voyagea vers le sud vers le Gujerat, à travers la contrée des cinq rivières et Rajputana, puis, vers le villes saintes de Jagannath et Bénarès où des prêtres brahmanes lui enseignèrent les Écritures védiques. Issa poursuivit sa route vers le nord, dans les Himalayas, et s'installa dans le pays des gautamides, les disciples du Bouddha Gautama, où il s'appliqua durant six années à l'étude des sutras sacrés. Il quitta l'inde à durant sa vingt-sixième année, fit route vers Persépolis, Athènes, Alexandrie. Issa avait vingt-neuf ans lorsqu'il retourna en Israël – réintégrant le familier évangile de saint Luc, chapitre trois. Son baptême par Jean dans le fleuve Jourdain. Les critiques de «La Vie de Saint Issa» suivirent de près sa parution originelle. Une note incisive de l'auteur «Aux éditeurs» dans la traduction anglaise subséquente fait état d'allégations à l'effet qu'il n'était jamais allé au Tibet, «que je suis un imposteur», et que le manuscrit d'Hémis n'avait jamais existé du tout. Notovitch invoque l'argument que la librairie du Vatican contient soixante-trois manuscrit en différentes langues orientales qui réfèrent à la légende d'Issa – des documents apportés à Rome par des missionnaires chrétiens de l'Inde, la Chine, l'Égypte et l'Arabie. Il suggère même qu'un des missoinnaires pourrait être l'apôtre Thomas – oui, «le Thomas qui doutait», l'empiriste. C'est possible. Selon l'Encyclopédie Catholique, saint Thomas a évangélisé l'Inde et le territoire entre le golfe Persique et la mer Caspienne. Les Actes apocryphes de Thomas le décrivent comme un charpentier qui prêchait l'évangile et opérait des miracles. Il n'autait pu prêcher dans sa langue grecque natale à des hommes qui ne parlaient que le pali ou le sanskrit. Alors, il est possible, et même probable, qu'il a écrit ou édité les récits historiques que nous connaissons en tant que «La Vie de Saint Issa». Notovitch dit qu'il croit à l'authenticité du récit bouddhique «parce que je ne vois rien qui puisse le contredire ou l'invalider d'un point de vue historique ou théologique.» «Avant de critiquer ma communication», suggère-t-il, «n'importe quelle société savante peut équiper une expédition scientifique ayant pour mission l'investigation de ces manuscrits sur place.» En 1922, un disciple punditique de Ramakrishna appelé Swami Abhedananda accepta l'offre de Notovitch. |
![]() Swami Abhedananda |
Abhedananda a vécu en Amérique du Nord durant un quart de siècle, a voyagé énormément, et connaissait bien Thomas Edison, William James et le Dr Max Muller. Il était fasciné par Jésus et sceptique au sujet de Notovitch. Abhedananda voyagea dans la région arctique des Himalayas, détermina de trouver une copie du manuscrit de Hemis ou d'exposer la fraude. Son livre de voyage, intitulé Kashmir O Tibeti, nous parla d'une visite au gonpa de Hemis et comprend une traduction en bengali de deux cent vingt-quatre versets, essentiellement les mêmes que le texte de Notovitch. Abhedananda fut ainsi convaincu de l'authenticité de la légende d'Issa. |
|
En 1925, un autre russe appelé Nicholas Roerich arriva à Hemis. Roerich, imposant artiste, était également un philosophe aux idées profondes et un scientifique distingué. Apparemment, il vit les mêmes documents que Notovitch et Abhedananda. Et il rédigea dans son journal de voyage la même légende de saint Issa. Nicholas Roerich était un homme à la personnalité forte et assurée. Son écriture est particulièrement intime et éloquente. En parlant d'Issa, Roerich cite des légendes qui remontent, estime-t-on, à plusieurs siècles. |
![]() Nicholas Roerich |
|
L'expédition de Nicholas Roerich en Asie Centrale dura quatre ans et demie. Durant ce temps, il voyagea à partir du Sikkim à travers le Pendjab et le Cachemire, au Ladakh, au Karakorum, à Khotan et Irtich, puis par-dessus les monts Altaï et la région d'Oyrot en Mongolie, au Gobi Central, au Kan-su et au Tibet. «Nous avons appris à quel point était répandue les légendes concernant Issa,» écrit-il. «Les sermons qui y sont relatés, sur l'unité, sur la signification de la femme et toutes les indications au sujet du bouddhisme, sont si remarquablement opportuns pour nous.» Bien que Roerich fût familier avec «La Vie de Saint Issa» notée par Nocolas Notovitch trente-cinq années auparavant, «les autochtones ne savent rien de quelque livre publié que ce soit,» dit-il. Pourtant, «ils connaissent la légende et c'est avec un profond respect qu'ils parlent d'Issa....» «Il est très significatif d'entendre un habitant local, un hindou, raconter comment Issa prêchait près d'une petite piscine non loin du bazar sous un grand arbre, qui n'existe plus aujourd'hui. Avec de telles indications physiques, vous pouvez voir le sérieux avec lequel on aborde ce sujet. Je suis d'accord avec un hindou sensible qui dit à Nicholas Roerich qu'«il est difficile de comprendre pourquoi le périple d'Issa sur un sentier de caravane jusqu'en Inde et jusque dans la région maintenant occupée par le Tibet puisse être nié avec autant de véhémence.» Qu'y a-t-il de mal à ce que mes enfants sachent que Jésus est allé à l'école aussi? Qu'y a-t-il de mal à ce qu'on m'explique que mon Modèle s'est livré à une discipline intérieure difficile? Qu'il a étudié les Upanishads, peut-être même Platon et Pythagore? Il est né sans portefeuille ni pedigree. Il a travaillé dur à l'intérieur de la libre entreprise de l'intégrité individuelle.
Jésus-Christ a mérité sa grâce et sa vérité en ce sens que, comme nous tous, il a eu à choisir d'extérioriser le Dedans afin que le fils de l'homme fût la transparence du Fils de Dieu. Plus que jamais auparavant, je sais maintenant que parce qu'il a vécu, je peux avoir ma victoire. Je le connais dans son enfance sainte et innocente, brillante et obéissante. Je le connais dans sa jeunesse forte et pénétrante engagée dans la Quête pour trouver et devenir l'Enseignant et l'enseignement en tant que jeune adulte. Je le connais en tant que celui qui s'est pleinement réalisé en tant que Verbe incarné, le Guérisseur, le Baptiseur par le feu et Celui qui a été envoyé au sacrifice pour la multitude. Parce qu'en toutes ces choses Jésus est mon exemple, moi aussi je vais accomplir librement les œuvres de Celui qui m'a envoyé. |